Face à la persistance des perturbations dans la distribution de l’eau potable et de l’électricité à travers le pays, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) a décidé de hausser le ton à l’égard de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG).
Dans une déclaration rendue publique le 20 juin dernier, le parti présidentiel appelle les responsables de l’entreprise à assumer pleinement leurs responsabilités et à traduire en résultats tangibles les moyens considérables mobilisés par l’État depuis le début de la Transition.
L’UDB constate que, malgré les efforts engagés pour redresser le secteur, les populations continuent de faire face à des coupures récurrentes d’électricité et à des interruptions fréquentes de l’approvisionnement en eau. Une situation qui affecte aussi bien les ménages que les administrations, les établissements scolaires, les structures sanitaires et l’ensemble du tissu économique national.
Des dysfonctionnements structurels, mais aussi des interrogations sur la gestion
Dans son analyse, le parti rappelle que les difficultés actuelles trouvent en partie leur origine dans plusieurs décennies d’insuffisance d’investissements dans les infrastructures de production, de transport et de distribution. À cela s’ajoutent le vieillissement des équipements, l’augmentation constante des besoins des populations et les pertes enregistrées sur les réseaux.
L’UDB évoque en outre des pratiques préjudiciables telles que les actes de vandalisme, les branchements frauduleux et diverses atteintes au patrimoine public. Toutefois, au-delà de ces facteurs structurels, la formation politique met en lumière des préoccupations liées à la gouvernance de l’entreprise, à son efficacité opérationnelle ainsi qu’à la nécessité d’une plus grande transparence dans la gestion d’un secteur aussi stratégique.
Plus de 1 000 milliards de FCFA engagés par l’État
Le parti souligne que depuis le 30 août 2023, les pouvoirs publics ont engagé une vaste démarche de redressement de la SEEG. Celle-ci s’est traduite notamment par la mise en œuvre d’un programme de relance, la signature d’un Contrat d’Objectifs et de Performance en mars 2024, ainsi que par une mobilisation financière estimée à plus de 1 000 milliards de FCFA.
À ces investissements se sont ajoutés plusieurs dispositifs de contrôle et de suivi destinés à garantir une meilleure exécution des réformes engagées.
Pour le parti au pouvoir, l’ampleur de cet accompagnement public impose désormais une obligation de résultats. Le parti estime que les améliorations attendues peinent encore à se matérialiser dans le quotidien des Gabonais, alors même que les ressources nécessaires ont été mobilisées pour permettre à l’entreprise de remplir efficacement ses missions.
Un appel à la responsabilité des dirigeants
Dans ce contexte, l’Union démocratique des Bâtisseurs invite la direction de la SEEG à faire preuve d’un engagement renforcé afin de répondre aux attentes légitimes des citoyens. Le parti rappelle que l’accès à l’eau potable et à l’électricité constitue un enjeu fondamental pour la qualité de vie des populations, mais aussi un levier indispensable au développement économique et social du pays.
Tout en réaffirmant son soutien aux réformes portées par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, par ailleurs, Président Fondateur de l’Union Démocratique des Bâtisseurs, l’UDB indique qu’elle restera particulièrement vigilante quant à l’évolution de la situation.
Le message adressé à la SEEG est clair : les investissements consentis par l’Exécutif doivent désormais se traduire par une amélioration visible et durable des services rendus aux Gabonais.










