À l’occasion de sa visite d’État en République française, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé un entretien au quotidien français Le Figaro. Au-delà des questions relatives aux relations franco-gabonaises, cet échange avec le journaliste Tanguy Berthemet a permis au Chef de l’État de présenter la vision du Gabon sur plusieurs grands enjeux internationaux, notamment la transition démocratique, les équilibres géopolitiques en Afrique et les défis liés au changement climatique.
Interrogé sur le processus politique engagé au Gabon depuis le 30 août 2023, le Numéro Un Gabonais est revenu sur les circonstances qui ont conduit à la mise en place de la Transition. Il rappelle que l’objectif était d’éviter une crise institutionnelle majeure après des élections contestées, tout en préservant la stabilité du pays. Cette démarche, souligne-t-il, a permis d’engager un vaste chantier de réformes institutionnelles, avant de conduire le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel.
Le Chef de l’Exécutif met en avant le respect du calendrier annoncé dès le début de la Transition, avec l’organisation de l’élection présidentielle d’avril 2025, qui a consacré le retour du pouvoir aux civils par la voie des urnes. Pour le Président de la République, cette étape est le point d’orgue d’un processus démocratique conduit de manière apaisée et sans effusion de sang, traduisant la volonté des Gabonais d’ouvrir une nouvelle page de leur histoire politique.
Dans cet entretien, Brice Clotaire Oligui Nguema souligne que les réformes engagées ont permis de restaurer les Institutions de la République et de renforcer la crédibilité du Gabon sur la scène internationale. Il rappelle d’ailleurs que les progrès enregistrés par le pays en matière de gouvernance sont désormais relevés par plusieurs organismes internationaux, confortant les choix opérés durant la Transition.
Le Numéro Un Gabonais aborde également la situation géopolitique du continent africain, en particulier les relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Sur ce sujet sensible, le Chef de l’État adopte une position fondée sur le respect mutuel et le dialogue. Il rappelle que les dirigeants de ces pays sont avant tout des chefs d’État, avec lesquels les relations doivent s’inscrire dans le cadre du respect dû aux institutions et à la souveraineté de chaque nation.
Le Gabon, explique le Président de la République, ne s’inscrit dans aucune logique d’alignement. Sa diplomatie repose sur une conviction simple : dialoguer avec tous les partenaires et privilégier les solutions qui favorisent la paix, la stabilité et le développement.
Cette approche traduit la volonté de Libreville de jouer un rôle de trait d’union, en privilégiant l’écoute et la concertation plutôt que les logiques de confrontation.
Le Chef de l’État consacre aussi une partie de son entretien aux enjeux environnementaux, un domaine dans lequel le Gabon occupe une place particulière en raison de l’étendue de son couvert forestier.
Tout en réaffirmant l’engagement du pays en faveur de la protection des forêts du Bassin du Congo, il appelle à une réflexion plus équilibrée sur le partage des responsabilités dans la lutte contre le changement climatique.
Brice Clotaire Oligui Nguema rappelle que le Gabon contribue de manière significative à la préservation de l’un des principaux puits de carbone de la planète. Cette contribution, souligne-t-il, rend un service environnemental à l’ensemble de la communauté internationale. Dès lors, la question du financement de cette préservation devient centrale. Le Chef de l’État plaide ainsi pour un mécanisme plus juste, permettant de concilier les impératifs de conservation de la biodiversité avec les besoins légitimes de développement des pays forestiers.
Pour Brice l’homme du 30 août, la protection de l’environnement ne saurait constituer un frein au développement économique de l’Afrique. Le véritable défi consiste à bâtir un partenariat équilibré entre les pays industrialisés et les nations qui consacrent une part importante de leurs ressources à la préservation des écosystèmes mondiaux. Le Gabon entend ainsi poursuivre son engagement en faveur du climat tout en défendant son droit au développement.
Cet entretien au Figaro confirme la volonté du Président de la République d’inscrir le Gabon dans une posture internationale plus affirmée et plus souveraine. Qu’il s’agisse de démocratie, de diplomatie ou d’environnement, le Chef de l’État affirme une ligne constante : celle d’un pays qui assume pleinement sa souveraineté, privilégie le dialogue, respecte chacun de ses partenaires et entend défendre ses intérêts avec responsabilité.
Plus qu’un simple échange avec un média français, cet entretien apparaît comme une tribune internationale à travers laquelle le Gabon réaffirme son ambition d’être un acteur écouté, crédible et influent dans les grands débats contemporains.








