La transformation urbaine de Libreville franchit une nouvelle étape. Dans le cadre des travaux de construction du futur échangeur du Bord de mer, l’accès principal du Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE) sera temporairement fermé à la circulation pour une durée prévisionnelle de quatorze mois. Une mesure annoncée le 18 juin par le ministère de la Santé, qui s’inscrit dans la dynamique des grands travaux engagés pour moderniser durablement la mobilité dans la capitale.
Si cette décision entraînera nécessairement une réorganisation des habitudes de circulation autour de l’établissement hospitalier, les autorités sanitaires se veulent avant tout rassurantes : la continuité des soins demeure entièrement garantie.
Au cœur de cette réorganisation se trouve un chantier stratégique pour l’avenir de Libreville. Le futur échangeur du Bord de mer, appelé à fluidifier la circulation sur l’un des axes les plus fréquentés de la capitale, constitue une infrastructure majeure destinée à réduire les embouteillages, améliorer les conditions de déplacement et renforcer la mobilité urbaine.
Pour permettre la bonne exécution des travaux et garantir la sécurité des populations, des personnels de santé ainsi que des équipes techniques mobilisées sur le chantier, l’entrée principale de l’hôpital située sur l’axe traversant le quartier Louis sera temporairement inaccessible.
Toutefois, loin de compromettre le fonctionnement de l’établissement, cette mesure s’accompagne de dispositifs spécifiques visant à maintenir un accès permanent au centre hospitalier.
Ainsi, des itinéraires alternatifs ont été aménagés afin de faciliter les déplacements des patients, visiteurs, accompagnants et personnels hospitaliers. Les usagers sont notamment invités à emprunter l’axe passant par la statue Raponda Walker ainsi que la voie de la montée de la boîte de nuit VIP. Une signalisation provisoire a également été déployée autour du site pour orienter efficacement les usagers vers les différents accès disponibles.
Le ministère de la Santé appelle à cet effet au civisme, à la vigilance et au strict respect des nouvelles indications mises en place, afin de limiter les désagréments inhérents à ce chantier d’envergure.
Au-delà des contraintes temporaires, les autorités insistent sur un point essentiel : aucune perturbation ne viendra affecter la qualité ni la continuité des prestations médicales offertes par l’établissement.
« Cette situation n’affectera pas l’offre de soins », assure le ministère de la Santé, précisant que « l’ensemble des activités médicales, administratives et la continuité de la prise en charge demeurent pleinement assurées ».
Consultations externes, hospitalisations, urgences, interventions programmées et services administratifs continueront ainsi à fonctionner normalement tout au long de la période des travaux.
Cette assurance revêt une importance particulière pour les nombreuses familles qui fréquentent quotidiennement le Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, devenu au fil des années une structure de référence dans la prise en charge sanitaire au Gabon.
À travers cette démarche, les pouvoirs publics cherchent à concilier deux impératifs majeurs : garantir la continuité du service public de santé tout en poursuivant les investissements structurants destinés à améliorer durablement le cadre de vie des populations.
Car au-delà des ajustements temporaires qu’ils imposent, les grands travaux actuellement engagés à Libreville traduisent une volonté affirmée des autorités d’adapter les infrastructures urbaines aux exigences d’une capitale moderne, plus fluide et davantage tournée vers l’avenir. En attendant l’achèvement du futur échangeur du Bord de mer, les autorités invitent donc les usagers à anticiper leurs déplacements et à suivre les dispositifs de circulation mis en place, avec la certitude que l’Hôpital Jeanne Ebori demeure, lui, pleinement ouvert et opérationnel au service des populations.









