Au-delà des annonces économiques, diplomatiques et sociales, le discours sur l’état de la Nation prononcé par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, a été marqué par un appel fort à la responsabilité collective autour de l’éducation et de l’encadrement de la jeunesse gabonaise.
Dans une séquence particulièrement remarquée de son allocution, le Chef de l’État a estimé que le redressement du Gabon ne pourra pas reposer uniquement sur les institutions ou les investissements publics.
Pour lui, la reconstruction nationale passe également par une refondation des comportements, des mentalités et des valeurs.
« Réformer nos institutions ne suffit pas. Il faut surtout accepter de formater nos mentalités et renforcer les valeurs qui fondent notre État », a-t-il affirmé devant les parlementaires.
Face à la montée des violences en milieu scolaire, à la consommation de drogues, à la perte de repères chez certains jeunes et aux dérives observées sur les réseaux sociaux, le Président de la République a lancé un appel direct à toutes les composantes de la société.
Aux parents, il a demandé de reprendre pleinement leur rôle d’éducateurs. « Chers parents, je vous prie de reprendre en mains l’éducation de vos enfants », a-t-il déclaré.
Aux enseignants, il a rappelé leur mission fondamentale de transmission du savoir et de formation du citoyen. « Aux enseignants, de les enseigner et de les instruire. »
À l’État, il a assigné la responsabilité de protéger la jeunesse et de créer les conditions favorables à son épanouissement.
Mais le message présidentiel va plus loin.
Il s’adresse également aux leaders religieux, aux autorités traditionnelles, aux acteurs associatifs et à l’ensemble de la communauté nationale.
Car pour le Chef de l’État, l’avenir du Gabon dépend de la capacité de chaque acteur à assumer sa part de responsabilité dans la formation morale, civique et citoyenne des nouvelles générations.
Cette vision s’inscrit dans un vaste chantier de réforme du système éducatif annoncé par le gouvernement.
Construction de 2 000 salles de classe, réhabilitation des internats, développement des filières techniques et professionnelles, lutte contre les violences scolaires et organisation des futures « Grandes Assises de l’École des compétences » figurent parmi les mesures envisagées.
Mais au-delà des infrastructures, le Numéro Un Gabonais semble vouloir remettre au centre du débat national la question des valeurs.
Pour lui, l’école ne doit pas seulement produire des diplômés ; elle doit former des citoyens capables de contribuer au développement du pays.
« Chacun doit jouer pleinement son rôle pour un avenir radieux », a-t-il insisté. À travers cet appel, le Chef de l’État dessine une vision où la réussite de l’enfant devient une responsabilité partagée entre la famille, l’école, les communautés religieuses et l’État.
Un message qui résonne comme un rappel à l’ordre collectif dans un contexte où les défis sociaux, éducatifs et culturels interpellent l’ensemble de la société gabonaise.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la construction de l’Édifice Nouveau qu’il appelle de ses vœux ne pourra se faire uniquement avec du béton, des routes ou des investissements. Elle passera aussi par la reconstruction de l’homme gabonais, de ses valeurs et de son sens des responsabilités.









