Des informations largement diffusées sur les réseaux sociaux depuis hier ont évoqué une supposée arrestation d’Alain Claude Bilie-By-Nze pour des motifs politiques. Il n’en est absolument rien. Une lecture attentive des faits disponibles conduit à balayer ces affirmations et à rétablir le cadre réel de cette affaire.
Selon des sources concordantes, l’interpellation de l’ancien Premier ministre s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire de droit commun, consécutive à une plainte introduite par une citoyenne dans le cadre d’un différend strictement privé. Au cœur du litige : une dette estimée à 5 millions de francs CFA, matérialisée par une reconnaissance de dette, et dont le règlement serait, à ce jour, en suspens.
La plaignante, confrontée par ailleurs à des difficultés de santé, aurait saisi les juridictions compétentes afin d’obtenir réparation, conformément aux voies de droit prévues par la législation en vigueur. L’affaire est actuellement en cours d’instruction, dans le respect des procédures judiciaires.
Dans ce contexte, rien ne permet, à ce stade, de qualifier cette situation de poursuite à caractère politique. D’autant que depuis les événements du 30 août, Alain Claude Bilie-By-Nze s’est exprimé librement dans l’espace public, multipliant prises de parole, conférences et interventions médiatiques, sans faire l’objet de restrictions particulières.
Mieux, il a été reçu à plusieurs reprises par le Chef de l’État, témoignant d’un climat d’échanges institutionnels qui ne correspond pas à celui d’une mise à l’écart ou d’une pression politique. Cette thèse est donc complètement déconnectée de la réalité. Cette interpellation n’est en rien politique.
Cette affaire apparaît ainsi comme relevant du fonctionnement ordinaire de l’État de droit, fondé sur le principe d’égalité des citoyens devant la loi, indépendamment de leur statut ou de leurs responsabilités passées.
Face à la circulation d’informations parfois approximatives, il est important de faire preuve de prudence et de responsabilité dans le traitement et le partage des contenus, afin de ne pas entretenir de confusion entre procédure judiciaire et interprétation politique.








