Prévu pour fluidifier la circulation au cœur de Libreville, le Boulevard de la Transition connaît actuellement un ralentissement lié à la présence d’un câblage souterrain de la SEEG sur l’emprise du projet. Une contrainte technique qui met en lumière l’enjeu de la coordination des réseaux avant la réalisation des grands travaux urbains.
À Libreville, le chantier du Boulevard de la Transition avance moins rapidement qu’espéré. Selon un rapport technique de détection des réseaux, la présence d’une installation électrique souterraine appartenant à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) serait à l’origine du blocage observé sur une partie du tracé.
Longue d’environ 3 kilomètres, cette future voie en 2×2 voies doit relier les feux tricolores du Centre hospitalier universitaire mère-enfant Fondation Jeanne Ebori à la Pharmacie des Facultés, à proximité de l’Université Omar-Bongo (UOB), en passant notamment derrière l’Assemblée nationale.
Un câblage découvert sur l’emprise du projet
Le point de friction se situe précisément dans la deuxième section du chantier, entre les abords de l’Assemblée nationale et la Pharmacie des Facultés.
Un câble basse tension souterrain de la SEEG, situé dans l’emprise de la future voirie, aurait été identifié par les équipes techniques. Sa présence empêcherait actuellement la poursuite de certains travaux, notamment la réalisation d’un dalot en béton destiné à assurer l’évacuation des eaux pluviales.

Le maintien des travaux dans cette zone sans sécurisation préalable du réseau ferait courir un risque d’électrocution aux ouvriers mobilisés sur le chantier.
Le problème n’est donc pas simplement administratif : il touche directement à la sécurité des travailleurs et à la réalisation d’un ouvrage d’assainissement indispensable au fonctionnement de la future infrastructure.
L’assainissement, un maillon essentiel du projet
Le dalot concerné doit permettre de canaliser les eaux de pluie vers le grand canal aménagé sous le bâtiment de l’Assemblée nationale et passant derrière le siège de la première chaîne de télévision et de radio.
Son achèvement constitue donc une étape déterminante pour garantir la durabilité du boulevard.

À Libreville, où les épisodes de fortes pluies peuvent rapidement mettre à rude épreuve les infrastructures routières, la question de l’évacuation des eaux apparaît comme un enjeu aussi important que la réalisation de la chaussée elle-même.
Plus de cinq mois d’attente
Selon les éléments disponibles, la situation aurait été signalée à la SEEG et au ministère des Travaux publics depuis plus de cinq mois.
Cette absence de résolution rapide commence désormais à peser sur le calendrier du chantier, alors même que la saison sèche constitue une période particulièrement favorable à l’accélération des travaux routiers.

La question est donc désormais celle de la réactivité des différents intervenants : sécuriser, déplacer ou neutraliser le réseau concerné afin de permettre aux équipes de reprendre normalement les travaux.
La coordination des réseaux en question
Cet épisode rappelle surtout une difficulté récurrente dans les grands projets urbains : la nécessité de disposer, avant le démarrage effectif des travaux, d’une connaissance précise des réseaux existants.
La détection tardive d’une installation électrique dans l’emprise du projet complique en effet la programmation du chantier et peut entraîner des interruptions coûteuses.

Pour le Boulevard de la Transition, l’enjeu est désormais de transformer cette contrainte technique en opération de coordination efficace entre le maître d’ouvrage, les entreprises de travaux et les concessionnaires de réseaux.
Un projet stratégique pour Libreville
Une fois achevé, le Boulevard de la Transition doit contribuer à désengorger certains axes de la capitale, améliorer la circulation et renforcer la desserte de plusieurs pôles administratifs, sanitaires et universitaires.
Le ralentissement actuel ne remet donc pas en cause la pertinence du projet, mais souligne l’urgence de lever rapidement les obstacles techniques qui entravent son exécution.
Pour les autorités, la priorité est désormais claire : profiter de la fenêtre offerte par la saison sèche pour accélérer le chantier et éviter qu’un problème de réseau identifié ne se transforme en retard durable.
Le Boulevard de la Transition reste ainsi attendu comme l’un des projets structurants de la transformation urbaine de Libreville.








