Le Forum africain de l’eau s’est ouvert ce mercredi 15 juillet à N’Djamena sous le thème « De la vision à l’action », réunissant plusieurs chefs d’État africains, des partenaires techniques et financiers ainsi que des institutions internationales autour d’un objectif commun : accélérer les réformes et les investissements pour garantir un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement sur le continent.
Coorganisée par le Gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l’initiative Water Forward, cette rencontre de haut niveau a offert une tribune aux dirigeants africains pour partager leurs expériences et proposer des réponses concrètes aux défis liés à la sécurité hydrique.
En marge de la cérémonie d’ouverture, le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu avec son homologue tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, en présence de l’ex Président béninois Patrice Talon, avant de prendre part aux travaux officiels.
Les échanges ont été marqués par les interventions de plusieurs chefs d’État, notamment celles du Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, du Président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Chef de l’État gabonais, qui a appelé les pays africains à transformer leurs ambitions en actions concrètes.
Dans son allocution de circonstance, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé que, malgré l’abondance des ressources hydriques dont dispose l’Afrique, des millions de personnes restent privées d’un accès durable à l’eau potable. Pour lui, garantir ce droit fondamental constitue un enjeu important de développement, de santé publique et de dignité humaine.
Le Chef de l’Exécutif a aussi présenté les principales réformes engagées dans son pays pour moderniser significativement le secteur de l’eau. Il a cité l’adoption d’un nouveau Code de l’eau, la réorganisation de la SEEG à travers la séparation des activités de l’eau et de l’électricité, ainsi que l’élaboration d’un Pacte national hydrique et d’un portefeuille de projets prioritaires destinés à renforcer les infrastructures et les investissements.
Évoquant les défis auxquels le Gabon demeure confronté, le Chef de l’État a rappelé que le pays avait décrété un état d’urgence hydrique au cours du premier semestre 2026. Il a insisté sur le fait que la disponibilité des ressources en eau ne saurait, à elle seule, garantir l’accès des populations sans une gouvernance efficace, des infrastructures adaptées et des financements à la hauteur des besoins.
Plaidant pour une coopération renforcée, Brice Clotaire Oligui Nguema a invité les partenaires internationaux à mettre en place des mécanismes de financement mieux adaptés aux réalités africaines et a appelé à une plus grande valorisation des compétences locales dans la conception et la mise en œuvre des grands projets hydrauliques.
Réaffirmant l’engagement du Gabon, le Numéro Un Gabonais a souligné que son pays entend contribuer activement à une dynamique continentale fondée sur le partenariat, la solidarité et le partage d’expériences afin d’accélérer l’accès universel à l’eau.
Clôturant cette première journée, le Président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a officiellement lancé les travaux du Forum africain de l’eau. Dans son intervention, il a exhorté les États africains à renforcer leur coopération face aux enjeux de la sécurité hydrique et annoncé la suppression des visas pour les ressortissants africains se rendant au Tchad, une mesure destinée à favoriser l’intégration régionale et la libre circulation sur le continent.
La participation du Chef de l’État à ce rendez-vous continental, confirme sa volonté de faire de l’accès à l’eau un pilier du développement durable et de contribuer, aux côtés de ses partenaires africains, à l’élaboration de solutions communes face aux défis hydriques auxquels le continent est confronté.








