Une information circulant et faisant était d’une menace d’expulsion visant l’Ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, en raison de prétendus loyers impayés en flamme l’actualité depuis quelques heures. Les éléments avancés par ces médias qui ont relayé les propos de Afrique intelligence sont fausses et, selon les informations communiquées par le consulat général du Gabon en France, ne correspondent pas à la situation juridique de la résidence officielle du représentant diplomatique gabonais.
Une nouvelle polémique vient alimenter le débat autour du patrimoine immobilier de l’État gabonais à l’étranger. Un article récent affirme que l’Ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, serait menacé d’expulsion de sa résidence parisienne pour des loyers qui auraient été impayés à une société immobilière.
Cette présentation appelle toutefois à distinguer les procédures et biens concernés.
Une résidence présentée comme un bien de l’État gabonais
Selon les éléments communiqués dans le cadre de ce démenti, l’immeuble qui accueille la résidence officielle de l’Ambassadeur du Gabon à Paris serait la propriété exclusive de l’État gabonais.
Si cette propriété est établie par les documents cadastraux et les titres de propriété correspondants, la présentation d’une dette locative liée à cette résidence serait juridiquement incohérente : un propriétaire ne verse pas de loyer à un tiers pour l’occupation de son propre bien.
La question centrale est donc simple : le bien visé par la procédure évoquée est-il effectivement la résidence officielle de l’Ambassadeur du Gabon et appartient-il à l’État gabonais ?
C’est précisément sur ce point que le démenti entend rétablir les faits.
Des procédures qui ne concerneraient pas la résidence diplomatique
Les procédures judiciaires et les baux privés mentionnés dans l’article mis en cause ne concerneraient, selon les informations disponibles, ni la résidence officielle de l’Ambassadeur ni un quelconque contrat de location conclu par l’État gabonais pour ce bâtiment.
Une confusion entre plusieurs biens immobiliers, plusieurs propriétaires ou plusieurs procédures pourrait dès lors conduire à une présentation particulièrement trompeuse de la situation.
Dans une affaire de cette nature, la prudence impose de vérifier les titres de propriété, l’identité exacte des parties à la procédure et la nature juridique du bien concerné avant d’établir un quelconque lien avec la représentation diplomatique gabonaise.
L’exigence de vérité au-delà de la polémique
Cette mise au point dépasse le cas personnel de l’Ambassadeur.
Lorsqu’il est question du patrimoine immobilier d’un État et, a fortiori, de bâtiments liés à sa représentation diplomatique, chaque information doit être traitée avec rigueur. Une erreur sur la nature du propriétaire ou sur l’identité du bien peut transformer une procédure privée en une affaire diplomatique qui n’en serait pas une.
Le débat public ne peut donc se construire sur des amalgames.
La dignité d’un État ne dispense pas de la transparence ; elle exige au contraire que les faits soient établis avec précision.
Si la résidence officielle de l’Ambassadeur est effectivement un bien appartenant en pleine propriété à l’État gabonais, comme l’affirme le présent démenti, alors les notions de « loyer impayé » ou de « dette locative » doivent être replacées dans leur contexte réel et ne sauraient être automatiquement rattachées à ce bâtiment.
Le Gabon est en droit d’attendre que son patrimoine, ses institutions et ses représentants fassent l’objet d’un traitement journalistique fondé sur des faits vérifiables.
La réponse à la désinformation ne doit pas être une autre polémique : elle doit être la production des preuves, des titres et des faits. C’est sur ce terrain que la vérité doit désormais s’imposer.






