Le Gabon maintient sa position de leader incontesté de l’industrialisation au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). D’après les données de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) 2025 de la Banque africaine de développement (BAD), le pays affiche un score de 0,6021, ce qui le propulse au 12e rang à l’échelle continentale. Cette performance permet à l’économie gabonaise de s’établir solidement parmi le groupe des nations à industrialisation intermédiaire supérieure.
Dans le paysage sous-régional, le Gabon devance ses partenaires avec une avance marquée. La République démocratisée du Congo (RDC) arrive en deuxième position dans cet espace géographique avec un score de 0,5987 (13e en Afrique), suivie de la Guinée équatoriale (0,5767) et du Cameroun. À l’opposé du classement sous-régional, des pays comme le Tchad et la République centrafricaine figurent parmi les structures productives les moins avancées du continent. Avec une moyenne sous-régionale de l’IIA située à 0,5163, l’Afrique centrale se positionne au troisième rang des régions les plus industrialisées d’Afrique, derrière l’Afrique du Nord (0,6891) et l’Afrique australe (0,5850).
Une dynamique de progression soutenue sur quatorze ans
Cette suprématie du Gabon ne relève pas d’un fait ponctuel, mais s’inscrit dans une trajectoire de fond. En l’espace de quatorze ans, le score national a connu une appréciation notable, passant de 0,5189 en 2010 à 0,6021 en 2024, soit une progression de près de 16 %.
Cette dynamique positive a permis au pays :
- De grimper de 11 places dans le classement général africain.
- De intégrer le cercle des dix meilleures progressions enregistrées sur le continent.
- De stimuler ses performances manufacturières, notamment à travers des politiques orientées vers la transformation locale des matières premières et la création de valeur ajoutée.
Pour les autorités et les observateurs économiques, cette trajectoire illustre les efforts de diversification menés pour réduire la dépendance historique aux hydrocarbures, bien que le pays fasse face à des défis de croissance modérée face aux soubresauts du marché pétrolier. L’expérience gabonaise fait ainsi office de modèle d’intégration industrielle pour l’ensemble des économies de la zone CEMAC.







