Dans une déclaration, le Directeur Général de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon a annoncé le rétablissement progressif du service d’achat des unités EDAN, fortement perturbé depuis le 15 juin dernier. Il a également révélé l’existence de « indices techniques sérieux » évoquant un possible acte de malveillance assimilable à un sabotage.
Un service fortement perturbé depuis plusieurs jours
Depuis le 15 juin, de nombreux usagers faisaient face à des difficultés majeures pour acheter leurs unités EDAN, entraînant des situations de coupures d’électricité dans plusieurs foyers et des interruptions d’activité pour de nombreux commerces.
Reconnaissant l’ampleur des désagréments, la direction générale a présenté des excuses publiques, qualifiant la situation de « profondément regrettable » pour les clients et pour le service public.
Retour à la normale et promesse de remboursement
Selon les précisions du Directeur Général, le système d’achat des unités EDAN est désormais de nouveau opérationnel. Des équipes techniques restent mobilisées en continu afin de garantir la stabilité du service sur l’ensemble du territoire.
La SEEG a par ailleurs pris un engagement ferme : tout client débité sans réception effective de ses unités sera intégralement remboursé, sans procédure complexe. Par ailleurs, des mesures de compensation seront mises en œuvre dans les prochains jours pour les usagers impactés.
Des soupçons de sabotage en cours d’examen
Point central de la déclaration, la direction de la SEEG affirme que les investigations techniques menées depuis le début de la crise ont mis en évidence des éléments laissant penser à des actes de malveillance ciblant les systèmes informatiques de l’entreprise.
Des faits jugés « graves » par la direction, qui a annoncé la saisine de la justice et le dépôt d’une plainte officielle. Les éléments recueillis ont été transmis aux autorités compétentes pour enquête approfondie.
Une fermeté affichée face aux responsabilités
Le Directeur Général a insisté sur la nécessité d’établir les responsabilités, affirmant que toute personne impliquée devra répondre de ses actes devant la justice. Il a aussi assuré qu’aucune forme de sabotage ni de faute grave ne sera couverte par l’entreprise.
Dans son intervention, il a rappelé le soutien de l’État, actionnaire de référence de la SEEG, et les efforts consentis ces dernières semaines pour renforcer la production et sécuriser l’approvisionnement en électricité, sous l’impulsion du Président de la République Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Au-delà de la crise actuelle, la direction générale annonce un renforcement structurel de la résilience des systèmes techniques de la SEEG afin d’éviter toute interruption prolongée à l’avenir. L’objectif affiché est clair : garantir la continuité d’un service essentiel, même en cas d’incident majeur.
La SEEG rappelle que l’accès à l’eau et à l’électricité constitue un droit fondamental pour les populations. L’entreprise affirme vouloir restaurer durablement la confiance des usagers à travers davantage de rigueur, de transparence et de sécurité dans la gestion du service public.
Une crise technique devenue affaire sensible, à la croisée des enjeux de sécurité numérique, de service public et de gouvernance énergétique.







