En marge de la cérémonie officielle de lancement des travaux du port en eau profonde de Kobe-Kobe, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé une audience à un ensemble de partenaires diplomatiques de premier plan.
Étaient présents à cette rencontre les ambassadeurs de la Chine, de l’Italie, de la France, de l’Inde et du Japon, ainsi que le chargé d’affaires des États-Unis et un représentant de l’Australie. Une audience élargie également aux membres du gouvernement concernés, par le projet.
Un projet intégré adossé au gisement stratégique de Bilinga
Au cours de cet échange, le Chef de l’État a replacé le projet de Kobe-Kobe dans une vision globale de transformation économique, étroitement liée à l’exploitation du gisement de fer de Bilinga, considéré comme l’un des plus importants au monde avec une estimation de 7,5 milliards de tonnes et une teneur élevée de 65 %.
Ce gisement stratégique doit alimenter un flux industriel évalué à environ 250 millions de tonnes, destiné à transiter par un corridor logistique reliant la mine au futur port en eau profonde de Kobe-Kobe.
Une coopération internationale structurée et complémentaire
Le Chef de l’Exécutif a insisté sur le caractère intégrateur du projet, conçu comme un modèle de coopération internationale associant plusieurs puissances industrielles autour de segments complémentaires.
La construction du port sera assurée par le groupe AGL, tandis que le corridor ferroviaire électrique de 5,1 kilomètres mobilisera l’expertise chinoise. Les États-Unis interviendront dans la fabrication des locomotives et des wagons, et la transformation locale des matières premières sera confiée notamment à la Chine et au Japon.
Une architecture énergétique à trois composantes
Le fonctionnement du projet repose également sur une infrastructure énergétique structurée autour de trois barrages hydroélectriques.
Le barrage de Listili sera réalisé par une entreprise italienne, Todeni, pour alimenter la ligne ferroviaire. Un second ouvrage, confié à EDF, sera dédié aux besoins de transformation industrielle, tandis qu’un troisième barrage assurera l’alimentation énergétique de la mine. L’exploitation sera assurée par des opérateurs britanniques et australiens, en l’occurrence Fortescue.
Un modèle économique fondé sur la transparence et la neutralité
Le Chef de l’Exécutif a par ailleurs précisé que la commercialisation du minerai sera confiée à un opérateur neutre, garantissant la transparence et l’équilibre dans la gestion des ressources.
Cette approche a pour objectif spécifique de renforcer la souveraineté économique du Gabon tout en assurant une gouvernance ouverte et inclusive des partenariats internationaux.
Le Numéro Un Gabonais a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide, cohérente et rigoureuse du projet, avec un calendrier d’exécution fixé entre quatre et cinq ans, et une échéance maximale à l’horizon 2030. Il a en outre rappelé que le respect des délais conditionnera la poursuite des partenariats, dans une logique de performance et de responsabilité partagée.
Le Chef de l’État a souligné la dimension sociale du projet, particulièrement en matière d’emploi des jeunes Gabonais, appelés à bénéficier prioritairement des opportunités générées par les chantiers et les activités de sous-traitance pour les PME gabonaises.
Par l’entremise de cette audience tenue en marge de la cérémonie de lancement, le Gabon confirme sa volonté de positionner Kobe-Kobe comme un pôle industriel majeur, symbole d’une diplomatie économique fondée sur la coopération, la transparence et l’efficacité.










