Le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé ce mardi 20 mai 2026 une importante réunion de travail que l’on pourrait qualifier de recadrage musclé avec les directeurs généraux des administrations publiques concernées par la parafiscalité.
Une rencontre élargie, en présence du Vice-Président du gouvernement et de plusieurs membres de l’Exécutif, marquée notamment par un ton de rupture rare dans la gouvernance administrative. Au cœur de cette adresse présidentielle, une volonté clairement assumée : mettre un terme à ce que le Chef de l’État qualifie de désordre parafiscal.
Sans sourciller, le Numéro Un gabonais a dressé un diagnostic sévère du système actuel, évoquant une administration fragmentée où la multiplication des prélèvements échappe à toute logique de coordination et de traçabilité. Dans un langage de vérité politique, il a parlé d’opacité et de racket institutionnel, une qualification forte qui constitue un tournant dans la communication gouvernementale.
« Certains prélèvements n’ont aucun texte de loi. Appelons cela par son nom : du racket institutionnel. » Les mots sont forts, le ton ferme et la volonté de rupture perceptible. La récréation est désormais terminée.
Cette rupture s’inscrit dans une logique de clarification de l’action publique. Le Chef de l’État entend dorénavant instaurer une ligne de séparation nette entre deux systèmes : celui d’avant, dicté par la dispersion des prélèvements et l’absence de contrôle, et celui qu’il ambitionne de bâtir, fondé sur la transparence et la redevabilité.
Cette posture présidentielle traduit une évolution importante du discours institutionnel : le refus de la langue technocratique au profit d’une parole politique directe, qui nomme les dysfonctionnements et engage la responsabilité de l’État.
Au-delà du constat, cette prise de parole est le reflet de l’affirmation d’une autorité politique centralisée, déterminée à reprendre le contrôle des circuits financiers publics.










