L’affaire Warren, qui a ému tout le pays, vient de passer dans une nouvelle dimension. En effet, au terme d’une audience tenue le jeudi 30 octobre 2025 à Libreville, le tribunal a décidé du placement sous mandat de dépôt de six des sept jeunes mis en cause dans l’agression du lycéen Warren. Le septième a, quant à lui, obtenu une liberté provisoire.
Le juge d’instruction a estimé que les charges retenues contre les principaux suspects justifiaient leur incarcération à la Prison centrale, en attendant la suite de la procédure. Cette décision, accueillie avec émotion par les familles et les défenseurs du jeune garçon, vient renforcer l’exigence de justice dans une affaire qui a profondément bouleversé l’opinion publique.
Warren, 15 ans, élève brillant et lauréat du baccalauréat alors qu’il n’était qu’en classe de Première, voyait son avenir s’ouvrir avec promesse. Mais ce destin exemplaire a été brutalement brisé par ceux qu’il considérait comme ses amis.
Sous couvert de prétextes trompeurs, le jeune garçon a été attiré dans un piège minutieusement orchestré par ses camarades du Collège René Descartes. Ce moment d’horreur a laissé place à une scène de violence inouïe : coups, insultes, humiliations. Warren en est sorti grièvement blessé, mâchoire fracturée, visage tuméfié et profondément marqué psychologiquement.
Hospitalisé d’urgence, il poursuit aujourd’hui un long chemin de reconstruction, physique et morale.
Au-delà de la procédure judiciaire, ce drame met en exergue une réalité préoccupante : la banalisation de la violence parmi les jeunes. Les rivalités, la recherche de reconnaissance et la pression des réseaux sociaux transforment parfois les écoles, autrefois sanctuaires du savoir, en terrains de règlement de comptes.
La justice a agi, mais la société, dans son ensemble, doit se remettre en question. Comment des adolescents en sont-ils venus à planifier une telle agression ? Où sont passées les valeurs de respect et de solidarité qui devraient guider la jeunesse ?
L’histoire de Warren, symbole d’une génération en quête de repères, doit servir de leçon. Elle rappelle avec force que la violence, sous quelque forme que ce soit, ne peut être tolérée, ni dans les établissements scolaires, ni dans notre société.










