Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé les préoccupations immédiates des populations au centre du Conseil des Ministres tenu ce jeudi. Carburant, eau potable, électricité, mobilité, habitat, santé et éducation ont ainsi figuré parmi les principaux sujets appelant une réponse concrète de l’appareil gouvernemental.
Cette séance intervient alors que le pays fait face à des tensions dans l’approvisionnement en produits pétroliers, avec des répercussions directes sur les déplacements, les activités économiques et la vie des ménages. Quelques heures avant le Conseil, le Chef de l’État avait réuni les acteurs concernés par la chaîne d’approvisionnement afin de rechercher des solutions rapides et coordonnées.
La priorité est désormais de normaliser l’acheminement et la disponibilité des carburants sur l’ensemble du territoire, tout en mettant en place les dispositions nécessaires pour prévenir la répétition de telles difficultés.
Répondre aux besoins essentiels des populations
Au-delà de la situation pétrolière, les orientations présidentielles traduisent une volonté de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’en mesurer les effets à travers les réalités vécues par les citoyens.
Le Gouvernement devra notamment poursuivre l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’électricité, accélérer la réalisation des infrastructures, renforcer les solutions de transport urbain et accroître la disponibilité des logements.
L’activité économique constitue aussi un axe majeur. Le soutien aux entreprises nationales, particulièrement aux petites et moyennes structures, ainsi que la poursuite du règlement de la dette intérieure doivent permettre de consolider le tissu productif et de préserver la dynamique économique.
La santé et l’éducation demeurent parallèlement des secteurs prioritaires, avec l’objectif de rapprocher davantage les services publics des attentes des populations. Cette approche s’inscrit dans une orientation désormais récurrente : faire en sorte que les décisions prises au sommet de l’État se traduisent par des réalisations visibles et mesurables sur le terrain.
Accroître les recettes sans fragiliser les acteurs économiques
La mise en œuvre de cette feuille de route nécessite cependant de disposer de marges financières suffisantes. Le Président de la République demande ainsi une amélioration de la mobilisation des ressources publiques, notamment à travers un recouvrement plus performant.
La digitalisation des mécanismes de collecte doit contribuer à sécuriser les recettes, à simplifier les procédures et à rendre les prélèvements plus efficaces, tout en évitant d’alourdir inutilement les charges pesant sur les entreprises et les opérateurs économiques.
Cette démarche financière accompagne une transformation plus globale de l’administration. La modernisation de l’État, l’amélioration de la qualité des services publics et l’exécution des engagements issus du Dialogue National Inclusif figurent également parmi les chantiers confiés au Gouvernement.
Donner aux provinces une place accrue dans la dynamique nationale
Le développement territorial constitue un autre volet important des orientations présidentielles. L’ambition affichée est de faire des provinces des pôles à part entière de la croissance nationale, en valorisant leurs ressources, leurs entreprises et leurs capacités propres.
Il s’agit de favoriser les investissements locaux, d’appuyer les opérateurs économiques, de mieux exploiter les potentialités de chaque territoire et de multiplier les possibilités d’emploi au profit des populations.
À travers cette feuille de route, le Numéro Un Gabonais fixe ainsi au Gouvernement une ligne d’action reposant sur trois impératifs : renforcer l’efficacité de l’État, stimuler la production nationale et rendre l’action publique davantage perceptible dans la vie quotidienne.
Dans la perspective de la Vᵉ République, l’enjeu n’est donc plus seulement d’édicter des mesures, mais d’en apprécier les effets concrets. La performance de l’action gouvernementale devra désormais se mesurer à l’aune des changements réellement constatés par les Gabonais : pouvoir circuler dans de meilleures conditions, accéder à l’eau et à l’électricité, se loger, travailler et bénéficier de services publics plus accessibles et plus performants.








