Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu avec l’Ambassadeur d’Italie au Gabon, S.E. Stefano Moscatelli. Les échanges ont notamment porté sur la préparation de la Semaine Gabono-Italienne, programmée du 16 au 20 novembre prochain à Libreville, ainsi que sur les perspectives d’approfondissement des relations entre les deux pays.
Cette audience intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre le Gabon et l’Italie. Les deux partenaires entendent développer leur coopération dans plusieurs secteurs d’intérêt commun, en l’occurrence l’énergie, les infrastructures, l’environnement, la formation et l’investissement.
Le partenariat prend aussi une nouvelle dimension avec l’intégration du Gabon au Plan Mattei pour l’Afrique en mars 2026. Lancé par l’Italie pour structurer ses relations avec le continent africain, ce dispositif s’appuie sur des secteurs tels que l’éducation et la formation, la santé, l’agriculture, l’eau et l’énergie ainsi que les infrastructures.
La culture au service du rapprochement entre les deux peuples
Au cours de la rencontre, l’Ambassadeur italien a présenté les grandes lignes de la Semaine Gabono-Italienne, qui se tiendra à Libreville du 16 au 20 novembre.
L’événement ambitionne de mettre en lumière différentes expressions de la culture italienne, à travers son patrimoine, ses traditions, sa créativité et son savoir-faire. Il devrait en outre constituer un cadre de rencontres et d’échanges entre les populations, les professionnels et les acteurs des deux pays.
Cette dimension culturelle devrait ainsi s’accompagner d’une ouverture vers les domaines économique et professionnel. Des entrepreneurs, jeunes, porteurs de projets et acteurs des secteurs créatifs pourront établir des contacts et explorer des pistes de collaboration dans le tourisme, la formation, l’entrepreneuriat et les échanges commerciaux.
Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement des initiatives développées par la représentation diplomatique italienne au Gabon pour favoriser les liens académiques et humains, notamment autour de la communauté des anciens étudiants gabonais ayant poursuivi leur formation en Italie.
Le Plan Mattei ouvre de nouvelles perspectives
La coopération économique a également occupé une place importante dans les discussions. À travers son adhésion au Plan Mattei, le Gabon dispose désormais d’un cadre supplémentaire pour explorer de nouvelles possibilités de partenariat avec l’Italie.
Les secteurs prioritaires du dispositif comprennent notamment l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’eau et la formation. Le cadre italien prévoit également des mécanismes destinés à mobiliser les investissements publics et privés en faveur de projets développés avec les pays partenaires.
Pour Libreville et Rome, l’enjeu consiste à présent à transformer ces orientations en initiatives concrètes, susceptibles de favoriser les investissements, soutenir les entreprises, développer les compétences et contribuer à la création d’emplois.
La formation professionnelle et le transfert de savoir-faire apparaissent, dans cette perspective, comme des leviers importants, particulièrement pour la jeunesse gabonaise. Les possibilités d’apprentissage, d’acquisition de compétences et d’insertion professionnelle pourraient ainsi constituer l’un des prolongements majeurs de cette coopération.
Vers des partenariats davantage orientés vers des projets concrets
Par l’entremise de cette audience, le Gabon et l’Italie affichent leur volonté de donner une nouvelle impulsion à leur relation bilatérale. La coopération culturelle, les échanges universitaires, les investissements et les projets structurants constituent désormais autant de domaines susceptibles de rapprocher davantage les deux pays.
La Semaine Gabono-Italienne devrait ainsi servir de vitrine à cette relation renouvelée. Au-delà des manifestations culturelles prévues à Libreville, elle pourrait favoriser la mise en relation des acteurs économiques, institutionnels et professionnels et contribuer à faire émerger de nouvelles initiatives communes.
Pour Libreville comme pour Rome, cette dynamique repose dorénavant sur la capacité à convertir les échanges diplomatiques en partenariats, projets et opportunités bénéficiant concrètement aux deux peuples.








