13 années après avoir quitté le Gabon, l’activiste Pierre Wilfried Okoumba Kamitatou a foulé de nouveau le sol de son pays. Son retour, effectué sans la moindre entrave administrative ou judiciaire, constitue un témoignage éloquent qui nourrit le débat sur l’évolution du climat politique national depuis l’arrivée au pouvoir du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema.
À son arrivée à Libreville, l’ancien opposant a indiqué avoir franchi toutes les formalités sans difficulté. Ni interpellation, ni audition, ni restriction de mouvement. « Je reviens librement dans mon pays », a-t-il déclaré, se disant agréablement surpris par l’accueil qui lui a été réservé et invitant les Gabonais encore installés à l’étranger à constater par eux-mêmes les changements intervenus dans le pays.
Au-delà de cette arrivée, un fait retient particulièrement l’attention : les autorités gabonaises n’ont engagé aucune mesure coercitive à son encontre. Il n’a été ni placé en garde à vue, ni conduit devant les services de sécurité, encore moins incarcéré.
Il a simplement quitté l’aéroport pour regagner son domicile, libre de ses déplacements. Une attitude qui traduit la volonté des plus hautes autorités en tête desquelles le Président de la République Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema, de privilégier l’apaisement, la réconciliation et le rassemblement national.
Cette approche contraste avec certaines pratiques observées par le passé. À titre de comparaison, plusieurs observateurs rappellent que, sous l’ancien régime, l’activiste Landry Amiang Washington, de retour des États-Unis, avait été interpellé dès son arrivée avant d’être incarcéré. Deux situations différentes qui illustrent parfaitement, la différence entre les deux systèmes.
Interviewé à son arrivée, Pierre Wilfried Okoumba Kamitatou explique que son retour est le fruit d’une réflexion personnelle nourrie par les encouragements de sa famille, notamment de sa mère, convaincue que le pays connaît une nouvelle dynamique. Il affirme avoir été sensible aux appels du Chef de l’État en faveur du retour de la diaspora et de la participation de tous les Gabonais à l’effort de reconstruction nationale.
L’ancien activiste a par ailleurs reconnu avoir tenu, par le passé, des propos excessifs dans le contexte des affrontements politiques sur les réseaux sociaux. Prenant acte de cette période, il a présenté ses excuses à toutes les personnes qu’il aurait pu heurter et a lancé un appel au pardon, à la tolérance et à la réconciliation, estimant que le développement du Gabon passe par l’unité de ses fils et de ses filles.
Évoquant son expérience de l’exil, il a décrit les difficultés rencontrées à l’étranger et a encouragé les Gabonais vivant hors du pays à envisager un retour lorsque les conditions leur paraîtront réunies. Selon lui, les opportunités offertes par les réformes engagées, notamment en faveur de l’entrepreneuriat et de la jeunesse, ouvrent de nouvelles perspectives pour ceux qui souhaitent participer au développement économique du pays.
Pour Pierre Wilfried Okoumba Kamitatou, la reconstruction du Gabon ne relève pas de la seule responsabilité des pouvoirs publics. Elle exige aussi un changement de mentalité, davantage d’initiative individuelle et une implication collective afin de bâtir une économie créatrice de richesses et d’emplois.
Son retour, effectué dans un climat serein et sans mesure restrictive, apparaît ainsi comme le reflet de la politique d’ouverture et de décrispation voulue par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Un message qui répond, dans les faits, aux inquiétudes de certains activistes installés à l’étranger, persuadés qu’un retour au Gabon s’accompagnerait systématiquement de poursuites ou d’arrestations.
Pour Pierre Wilfried Okoumba Kamitatou, son expérience démontre au contraire que les portes du pays demeurent ouvertes à tous ceux qui souhaitent revenir contribuer à l’avenir de la nation.








