Bonus, recrutements, marchés de gré à gré, missions à l’étranger, gestion des ressources humaines… Plusieurs allégations visant la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) alimentent les interrogations de certains salariés et observateurs. À ce stade, aucune de ces accusations n’a été établie et la direction générale n’a pas encore réagi publiquement.
La Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) fait l’objet de nombreuses interrogations concernant sa gestion administrative, financière et opérationnelle. Selon plusieurs sources citées par Media Afrique News, des pratiques internes susciteraient des préoccupations parmi une partie du personnel.
Parmi les allégations évoquées figurent l’attribution de bonus d’un montant important au directeur général ainsi qu’à certains collaborateurs présentés comme appartenant à son cercle rapproché. Les mêmes sources font également état de dépenses significatives liées à des missions effectuées à l’étranger.
D’autres interrogations portent sur l’attribution présumée de marchés de plusieurs milliards de francs CFA selon des procédures de gré à gré, ainsi que sur la conclusion de contrats de consultance et de prestations avec des entreprises ou des personnes qui seraient proches de la direction générale.
La gestion des ressources humaines est également au cœur des questionnements. Des sources internes affirment que les effectifs de l’entreprise seraient passés d’environ 140 agents à la fin de l’année 2023 à plus de 200 en l’espace de deux ans. Elles évoquent également des évolutions de carrière, des reclassements et des revalorisations salariales qui, selon elles, mériteraient d’être clarifiés au regard des procédures applicables.
Certains salariés s’interrogent aussi sur des retenues opérées sur leurs rémunérations. Selon leurs témoignages, ces prélèvements auraient été effectués sans information préalable ou sans explications jugées suffisantes.
Par ailleurs, plusieurs sources estiment que l’entreprise ferait face à des contraintes budgétaires touchant certaines dépenses d’exploitation indispensables au fonctionnement quotidien des installations, une situation qui, si elle était confirmée, pourrait avoir des conséquences sur les capacités opérationnelles de la société.
Conformément aux règles déontologiques de la profession, Media Afrique News indique avoir sollicité la direction générale de la SGEPP afin de recueillir sa version des faits avant publication. Selon le média, aucune réponse ne lui était parvenue au moment de diffuser son article.
À ce stade, ces éléments demeurent des allégations qui n’ont pas été établies par une décision de justice ou par les conclusions d’un contrôle officiel. Ils appellent donc à la plus grande prudence.
Dans un contexte où les entreprises publiques sont de plus en plus attendues sur les questions de transparence et de gouvernance, une communication officielle de la direction générale ou la réalisation d’un audit indépendant pourrait contribuer à éclairer ces différentes interrogations et, le cas échéant, à lever les doutes exprimés.
La direction de la SGEPP conserve naturellement la possibilité d’apporter toute précision, explication ou démenti sur les faits rapportés. Toute réponse de sa part constitue un élément essentiel au respect du principe du contradictoire et à une information complète du public.










