Le lobbyiste gabonais de renommée internationale, Chancel Kongo, conseiller spécial du président mondial de l’OMEX, vient de livrer une analyse sans concession sur l’état du système éducatif gabonais. Dans une analyse intitulée « Éducation nationale : le courage de regarder la vérité en face », il ne se contente pas de pointer les dysfonctionnements : il met en cause la culture de la médiocrité que le pays semble avoir acceptée, et appelle à une réforme radicale de l’école gabonaise.
Pour Monsieur Chancel Kongo, le problème fondamental ne réside pas dans les primes ou les revendications salariales des enseignants, mais dans le niveau réel de ce que les enfants apprennent. Selon lui, produire des diplômes sans savoir et des bacheliers incapables de structurer une pensée claire est une erreur lourde de conséquences : « Une nation qui banalise un faible niveau scolaire prépare sa dépendance intellectuelle et économique », affirme-t-il. Cette critique, à la fois morale et pragmatique, met en lumière une réalité souvent occultée dans les débats publics sur l’éducation.
L’auteur ne se limite pas à la dénonciation. Il insiste sur le rôle central de l’enseignant, mais avec une condition : la dignité de l’enseignant se construit par la compétence, la formation et l’exigence professionnelle, et non uniquement par des avantages financiers. Il rappelle que le respect ne peut être exigé sans évaluation et que l’avenir des élèves ne peut être sacrifié sur l’autel des conflits syndicaux ou des revendications individuelles.
Chancel Kongo appelle ainsi à un véritable débat de fond et à l’organisation d’États généraux de l’éducation nationale. Il pose des questions essentielles qui doivent structurer toute réforme : quel niveau d’exigence avons-nous pour nos élèves ? Quel type d’enseignant voulons-nous former ? Quelle école est nécessaire pour bâtir un Gabon fort et souverain ? Ces interrogations dépassent les querelles politiques et syndicales : elles touchent à l’avenir même de la nation.
L’analyse de Kongo, à la fois sévère et lucide, agit comme un électrochoc pour le Gabon. Elle rappelle que le développement national est indissociable de la qualité de l’éducation.
Aucun pays ne s’est relevé en tolérant la médiocrité dans ses écoles. Par conséquent, la sortie de crise de l’éducation gabonaise nécessitera rigueur intellectuelle, éthique professionnelle et engagement collectif.
Monsieur Chancel Kongo propose une lecture moralisatrice et pragmatique de l’état de l’école au Gabon : une nation ne peut prétendre au progrès si elle continue à sacrifier ses enfants sur l’autel de la facilité et du confort politique. Son message est clair : il est temps de regarder la vérité en face et d’agir.










