Dans une émission télévisée, animée par Total Bekalé, présentateur vedette de la très célèbre émission « Dieu en Question » sur les antennes de Gabon Télévision, Monsieur Bienvenue Nziengui Ntoutoume, plus connu sous le nom de Chocolat des Filles, a attiré l’attention par une idée à la fois audacieuse et profondément ancrée dans les traditions gabonaises.
Connu pour ses interventions percutantes, éloquentes et pédagogiques, le défenseur des traditions Africaines propose de renforcer l’intégrité de l’Exécutif par un mécanisme inédit : la prestation de serment sur les reliques anciennes du pays, telles que le Mwiri et le Ndjobi.
Dans sa formulation, chaque ministre pourrait ainsi jurer : « Moi,………, Ministre de………., je jure de gérer les deniers publics avec intégrité et rigueur, de m’entourer de personnes compétentes et que si je venais à trahir ce serment, vous preniez ma vie ». Au-delà de la symbolique, cette démarche traduit un profond respect des ancêtres et des valeurs traditionnelles, et joue sur la crainte qu’ont certains d’enfreindre les règles sacrées de nos rites.
Ce serment, s’il était adopté, pourrait constituer un outil concret de lutte contre les détournements de fonds publics et l’abus de pouvoir. Dans un contexte où le nouveau gouvernement gabonais vient de prêter serment devant le Chef de l’État, cette proposition ouvre une perspective inédite : celle d’allier la culture et la tradition à l’administration moderne pour renforcer la responsabilité des gestionnaires publics.o
Chocolat des Filles souligne que cette idée pourrait s’étendre au-delà des ministres : directeurs généraux, hauts responsables de l’administration et agents des forces de sécurité pourraient également être concernés. L’introduction de ce serment sacré renforcerait non seulement la vigilance individuelle, mais instaurerait aussi un mécanisme de respect des valeurs culturelles et ancestrales dans l’action publique.
Si certains observateurs restent sceptiques quant à la mise en œuvre concrète, d’autres reconnaissent la valeur pédagogique de la démarche. Elle rappelle aux responsables publics que leurs décisions dépassent la simple application des lois : elles s’inscrivent dans un cadre culturel et moral qui implique le respect des ancêtres et la peur sacrée des transgressions.
À l’heure où le Gabon cherche à assainir sa haute administration et à restaurer la confiance citoyenne, cette proposition met en lumière une question fondamentale : comment concilier l’héritage traditionnel et les exigences de la gouvernance moderne pour lutter efficacement contre la corruption et promouvoir une administration intègre et responsable ?










